Se protéger et se faire dépister

Elle court, elle court, la maladie d’amour… Nos ébats les plus tendres ou les plus torrides peuvent parfois abriter des infections sexuellement transmissibles (IST) sans qu’on ne le sache. Plus ou moins graves, certaines se soignent facilement, d’autres sont plus tenaces, et peuvent nous suivre tout au long de la vie. Vous saurez tout sur les moyens de se protéger et sur les possibilités pour se faire dépister dans les Landes.

infections sexuellement transmissibles, c'est quoi?

Les Infections Sexuellement Transmissibles sont des infections provoquées par des microbes (virus, bactéries, parasites) qui peuvent être transmis plus ou moins facilement au cours de relations sexuelles.

Les IST les plus connues sont : le VIH, la gonococcie, les chlamydiae, la syphilis, les condylomes, la vaginose, l’herpès génital, les hépatites.

Le nombre de personnes infectées n’a pas diminué ces dernières années.

Cependant, en 2018, le nombre de personnes ayant découvert leur séropositivité au VIH a été de 6155, soit une baisse significative par rapport à 2017. 56% des personnes ayant découvert leur séropositivité en 2018 ont été contaminées par rapports hétérosexuels, 40 % par rapports sexuels entre hommes et 2% via un usage de drogues injectables.

Le nombre d’infections à Chlamydia uro-génitales a augmenté de manière plus marquée chez les hommes mais le nombre de cas diagnostiqués est resté toujours plus important chez les femmes que chez les hommes.

Les gonococcies ont continué de progresser chez les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HsH). Pour les hétérosexuels comme pour les HsH, c’est la tranche d’âge des 20-29 ans qui est la plus touchée que ce soit en Ile-de-France ou dans d’autres régions métropolitaines. Mais l’augmentation chez les hétérosexuels concerne essentiellement les départements d’Outre-mer.

Le nombre de diagnostics de syphilis a été stable entre 2015 et 2017. Les HsH représentent 81% des cas. Une faible augmentation a été observée chez les hétérosexuels, notamment chez les femmes.

Le dépistage précoce reste très important. Plus une infection est diagnostiquée tôt, plus il sera facile de la traite. Et n’oubliez pas vos (ex)partenaires !

VIH, SIDA, c'est quoi?

VIH SIGNIFIE VIRUS DE L’IMMUNODÉFICIENCE HUMAINE

Lorsqu’une personne est infectée, le VIH attaque progressivement les CD4 (ou T4) c’est-à-dire certaines cellules qui coordonnent l’immunité (c’est-à-dire les défenses de l’organisme contre les microbes).

SIDA SIGNIFIE SYNDROME D’IMMUNO DÉFICIENCE ACQUISE

Au fil du temps et en l’absence de traitement efficace, les cellules coordonnant l’immunité peuvent devenir de moins en moins nombreuses et l’immunité risque d’être moins efficace. Des maladies de plus en plus graves risquent alors se développer. Certaines maladies sont appelées “maladies opportunistes” parce qu’elles profitent de la diminution de l’immunité pour se développer. Lorsqu’une personne a une ou plusieurs maladies de ce type, on dit qu’elle a le SIDA.

Une fois infecté, l’organisme ne peut pas éliminer complètement le VIH. Cependant le VIH met en général plusieurs années avant de détruire les défenses immunitaires. On ne parle de SIDA que lorsqu’une personne développe une maladie opportuniste.

Quand une personne a le SIDA c’est qu’elle est déjà forcément infectée par le VIH. Mais toutes les personnes infectées par le VIH ne développent pas forcément le SIDA (voir ci-dessus).

Les traitements actuels contre le VIH ont plusieurs objectifs :

 empêcher que l’infection par le VIH évolue vers le SIDA,
 soigner les personnes qui ont développé le SIDA,
 empêcher la transmission du VIH à une personne qui n’est pas infectée. Cette stratégie s’appelle le TasP.

Il est important de rappeler qu’une personne séropositive ayant une charge virale indétectable grâce à son traitement ne transmet pas le VIH.

 

Quels sont les moyens de prévention?

Les infections sexuellement transmissibles ou IST sont des maladies provoquées par des microbes (virus, bactéries, parasites) qui peuvent être transmises plus ou moins facilement. On peut s’en protéger et pour certaines IST (hépatite Bpapillomavirus), il est même possible de se faire vacciner.

Le préservatif reste un moyen simple pour vous protéger et protéger l’autre lors de chaque rapport sexuel et avec chaque partenaire quand on ne sait pas si la personne a ou non le VIH ou une autre IST. Attention : une contraception (pilule, spermicides, DIU…) ne protège pas des IST.

Le dépistage régulier des IST comme du VIH est important lorsque l’on a plusieurs partenaires et à chaque fois que l’on souhaite arrêter le préservatif avec un nouveau partenaire régulier (notamment car beaucoup d’IST n’ont pas ou peu de symptômes…).

Pour le VIH et pour certaines personnes particulièrement exposées, la PrEP s’avère un moyen très efficace afin de ne pas être contaminé.

De même, le TasP (Treatment as Prevention), c’est-à-dire le traitement qu’une personne séropositive prend contre le VIH, représente également un moyen de prévention puisqu’il permet d’empêcher la transmission du virus.

La plupart des IST se soigne facilement. Ainsi, lorsque l’on découvre que l’on est infecté, il convient de :

  • prendre les traitements prescrits par le médecin et les suivre jusqu’au bout,
  • prévenir son ou ses partenaire(s) afin qu’il(s) ou elle(s) puisse(nt) également se faire dépister et traiter.

Prise de risque? Un traitement post-exposition (TPE) existe, pris dans les 48h suivant la prise de risque, il empêche une contamination si vous avez été en contact avec le VIH. Ne perdez pas de temps, rendez-vous aux urgences.

le dépistage, que faut-il savoir?

Le dépistage est le seul moyen de connaître son statut vis-à-vis du VIH et des autres IST. Beaucoup d’IST ne présentent pas de symptômes. Seul un dépistage permet de les détecter.

Chaque IST demande un dépistage spécifique, il faut donc faire un bilan complet pour bien connaître sa situation.            

Aujourd’hui, c’est important de savoir le plus tôt possible si l’on est séropositif pour le VIH car, avec les traitements disponibles, une prise en charge rapide prévient l’évolution de l’infection vers le sida et augmente l’espérance de vie.

Quand faut-il se faire dépister?

Cela dépend du nombre de ses partenaires : plus ce nombre est élevé et plus un dépistage fréquent est recommandé, que ce soit pour le VIH ou pour les autres IST. Cela dépend aussi du nombre de partenaires de son ou ses partenaires et de ses pratiques sexuelles.

Pour le VIH : un dépistage est conseillé une fois par an au minimum et chaque fois que l’on a un doute sur un risque. Mais si l’on a de nombreux partenaires sexuels, il est recommandé de se faire dépister tous les trois mois.

Pour les autres IST : pour ceux qui ont une activité sexuelle régulière avec plusieurs partenaires, il est conseillé de faire un bilan IST en même temps que le dépistage du VIH et à chaque fois qu’on a des symptômes ou que l’un de nos partenaires a une IST.

Il est important de noter que la plupart des contaminations n’ont aucun symptôme visible, ce qui signifie qu’aucun signe ne permet de les déceler. C’est pour cela qu’il est recommandé de faire des dépistages réguliers.

Et si vous avez un dépistage positif, pensez à prévenir vos partenaires sexuels ! C’est important pour qu’ils soient aussi pris en charge.

se faire dépister dans les Landes

Pour se faire dépister dans les Landes, plusieurs solutions s’offrent à vous:

  • avec un autotest vendu en pharmacie (VIH ou hépatite)
  • dans un laboratoire d’analyses médicales, sur ordonnance
  • au centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic de Mont-de-Marsan (CeGIDD)
    4 allées Raymond Farbos – 40000 Mont-de-Marsan
    Tel: 05 58 05 12 87
    Ouverture du centre :
    lundi de 13h à 16h15
    Mercredi et vendredi de 8h30 à 16h
    Dépistage :
    lundi et mercredi de 13h30 à 15h30
    Vendredi de 12h à 15h
    mercredi et vendredi de 8h30 à 12h.
  • au centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic de Dax (CeGIDD)
    4 bis rue Labadie – 40100 Dax (face à l’hôpital thermal)
    Tel: 05 58 57 92 60
    Ouverture du centre :
    lundi de 9 h à 17 h,
    mardi et jeudi de 8 h 30 à 16 h 30,
    mercredi de 8 h 30 à 12 h 30,
    vendredi de 8 h 30 à 15 h 30
    Dépistage :
    sur rdv lundi de 13 h à 17 h (se présenter avant 15 h 30)
    mardi sans rdv de 9 h à 12 h 30
    sur rdv mercredi de 8 h 30 à 11 h 30
    jeudi sans rdv de 13 h à 16 h 30 (se présenter avant 15 h 30)
    sur rdv vendredi de 8 h 30 à 12 h