Cette année et pour la première fois dans les Landes, un hommage à été rendu aux déporté.e.s homosexuel.le.s. lors de la journée du souvenir de la déportation.

C’est avec une immense émotion que nous avons pu déposer une gerbe au monument aux morts de Saint-Paul-lès-Dax à l’invitation de Monsieur le Maire.

🔎Zoom sur la déportation pour motif d’homosexualité :La déportation et la répression des homosexuel.le.s par le régime nazi et ses complices ont trop longtemps été ignorées. L’histoire des « triangles roses » occupe désormais toute sa place dans le devoir de mémoire de sombre page du XXème siècle. Les déportés pour motif d’homosexualité représentent entre 5000 et 10000 internés au sein du système concentrationnaire nazi, avec un taux de mortalité globale estimé à 60%. Ils subissent travail forcé et maltraitance, voire expérimentations médicales ou castration.Cependant, rares sont ceux qui osent en témoigner à leur retour des camps, l’homosexualité étant encore reconnue comme délit en France et en Allemagne au sortir de la seconde guerre mondiale. Il faudra attendre les années 70 et les débuts de la libération homosexuelle pour que soient publiés les premiers témoignages directs de survivants homosexuels à la terreur nazie et il faudra attendre encore plusieurs décennies pour qu’aboutisse officiellement le travail de reconnaissance, entrepris par quelques militants déterminés.En 1994, la publication de « Moi, Pierre Seel, déporté homosexuel » marquera un tournant décisif vers la reconnaissance de la déportation pour motif d’homosexualité. En France, il faudra attendre le discours de Lionel Jospin, le 26 avril 2001 pour voir le début d’une réelle reconnaissance de l’Etat.